Sur les traces de ceux qui nous ont précédés à Mouzillon

La mort et les sépultures

L'espérance de vie était assez limitée à cette époque

Certains Mouzillonnais pouvaient cependant afficher une réelle longévité :

Le 16 mars 1689 est inhumé dans le petit cimetière Urbain Mesnard, âgé de 80 ans, de la Haute Barillière.

Le 2 janvier 1699 meurt Julien Bahuau, agé de 84 ans. Il sera enterré le 3 janvier dans le petit cimetière.

Le 10 décembre 1700 est célébrée la sépulture de Prudence Lévesque, agée de 82 ans.

Le 19 février 1701, est décédée Perrine Raffageau, veuve de Jean Sauvion, âgée de 84 ans; elle sera inhumée dans l'église le 20 février.

Le 17 janvier 1713 a été inhumé Jean CORBET, mari de Louise Ripoche, décédé à la métairie de Laugerie à l'age d'environ 100 ans.

Le 27 aout 1720 a été inhumé Jacques Brillouet décédé à Champoinet à l'age de 95 ans.

Le lieu de l'inhumation

Pour les inhumations, le lieu cité est habituellement le "petit cimetière"... ce qui laisse à penser qu'existaient d'autres lieux d'inhumation. De fait le 31 janvier 1683, Perrine Pasquet est inhumée dans le grand cimetière... ce qui laisserait supposer que le cimetière actuel, rue Emile Bouhanchaud daterait de cette époque. De plus, la recomposition des actes d'état civil effectuée en 1811 précise bien que quelqu'un est mort dans "le clos des cimetières"; cette appellation est donc antérieure au permier empire, peut-être convient-il de situer l'implantation de ce cimetière au cœur de la seconde moitié du XVIIème siècle.

D'autre part dans cette deuxième partie du XVIIème siècle des personnalités sont enterrées dans l'église paroissiale. Jeanne Dugast, épouse de Jacques Luneau est enterrée dans l'église paroissiale le 19 juin 1680; Il en sera de même pour Jeanne Lefort le 27 janvier 1683, et aussi pour Mathieu Denis le 18 janvier 1690.

Puis apparaissent d'autres lieux d'inhumation comme celle qui se déroule dans la chapelle de la Morandière le 22 juin 1721 pour Joseph Antoine de Bruc et ensuite pour d'autres membres de sa famille, comme le 12 août 1730 pour Antoine François de Bruc.

Le danger des épidémies était permanent

Une épidémie pouvait décimer en quelques semaines une partie de la population :

Une mort qui se remarque

Le registre du 17 décembre 1720 mentionne cette situation particulière : "le corps de Thomas... couvreur, décédé en tombant par accident de l'église, a été inhumé dans le cimetière ordinaire"

Thomas n'a pas de nom de famille... comme s'il s'agissait d'un compagnon connu par son prénom seulement. Le métier de couvreur n'était peut-être pas répandu au point qu'il ait fallu faire appel à une entreprise venant de beaucoup plus loin... à moins que Thomas gagnait sa vie dans l'itinérance, prenant le travail qui se présentait sur sa route.

La mort peut être accidentelle

Le registre du 30 mai 1693 mentionne le décès de Julien MENEUX fils de Adrien MENEUX, âgé de 2 ans, qui s'est noyé hier dans la rivière vis à vis de la Roberdière, voulant aller avec d'autres petits enfants comme lui, lequel a été trouvé ce matin... François BASTARD son grand-père est allé le présenter au procureur... conformément à l'ordonnance.

Une espérance de vie prolongée

Heureusement, les préventions organisées par la médecine se sont développées au long du XIXème siècle et les épidémies ont cessé d'être une menace permanente.

Puis au XXème siècle, les progrès médicaux, la variété de l'alimentation et la mécanisation du travail ont permis d'envisager une espérance de vie beaucoup plus longue.