Sur les traces de ceux qui nous ont précédés à Mouzillon

Le mode de production agricole est la polyculture

Plusieurs documents mettent en évidence l'importance les activités de polycultures sur plusieurs générations. Des cultures sont destinées à l'alimentation des habitants, d'autres cultures sont destinées à la vente.

Les champs et les jardins

Le cadastre

Le cadastre de 1811 surprend par la place accordée aux jardins.

Dans les métairies, dans les champs,la terre était retournée au moyen de charrues tirées par une pair de bœufs. Des cultures de légumes pouvaient être effectuées en plein champ : Les choux-pommes peuvent être cultivés dans les champs, entre les rangs de choux fourragers destinés à nourrir les bovins l'hiver.

Les betteraves rouges peuvent être cultivées dans les champs, entre les rangs des betteraves destinées à nourrir les bovins.

Les haricots cultivés en plein champ peuvent fournir une alimentation sous forme de haricots demi-secs ou sous forme de haricots secs.

Ces cultures de plein champ ne sont pas faciles à évaluer

Le cadastre de 1811 identifie distinctement les jardins et les terres cultivables. L'exemple de 4 métairies est significatif :

--> à la Haie-Pallet : jardin = 36a 20ca

--> au Bois-Rouaud : jardin et terre = 61a 83ca

--> à l'Augerie : jardin de la grange = 10a 20ca, jardin du puits = 13a 60ca, jardin de la rivière = 7a 40ca, 16a 60 ca, soit un total de 47a 80ca.

--> au Grand-Plessix :jardin = 19a 80ca.

Dans les jardins, la surface moyenne d'une parcelle est de 20 a 70 ca. Ces jardins représentent moins de 1% des surfaces cadastrées. La terre était retournée au moyens de fourches à bêcher par les "laboureurs à bras."

Ce même cadastre de 1811 identifie de nombreux jardins dans la section B (secteur de la Morandière): l'ensemble des jardins représente une surface de 2ha 44 a 9 ca en 79 parcelles 3 a 09 cA. Ces jardins sont de plus petites tailles que ceux des métairies... et ils représentent 1,35% des surfaces cadastrées, soit 1/3 plus que dans les métairies. Cet écart peu s'expliquer par le fait que dans les zones viticoles, il n'y a pas de cultures de légumes en plein champ. Les laboureurs à bras sont d'autant plus mobilisés.

Les cultures

Quelles plantes étaient cultivées dans ces jardins ? La réponse à cette question sera limité dans la mesure où elle ne s'appuie que sur deux documents :

Un acte de partage, dans la métairie du Grand-Plessix le 28 décembre 1845.

--> cet acte précise que les bailleurs se réservent la jouissance du jardin potager jusqu'au 23 avril prochain et jusqu'aux batteries le carré d’artichauts qui sera partagé par moitié ainsi que les choux dernièrement plantés. Le jardin produisant donc des choux et des artichauts.

Un acte de partage, dans la métairie du Grand Plessix, le 15 mars 1853 La saisonnalité est importante : cet acte est réalisé à la fin de l'hiver, avant les productions du printemps. On ne relève que des pommes de terre, pour 20 francs.

La production de viande

Les bovins

L'acte de partage du 28 décembre 1845 précise les têtes de bovins : 6 bœufs, 5 vaches, 6 taureaux de deux ans, 5 veaux d'un an; ces 22 bovins sont estimés à un montant de 2930€. Ce montant représente plus des 2/3 du capital de exploitants. Ces productions étaient principales destinées à la vente.

L'acte d'inventaire du 15 mars 1853 donne un troupeau plus restreint : 4 grands bœufs, 2 jeunes bœufs, 4 taureaux, 5 vaches, 2 veaux, 5 génisses.

Toit à porcs

Au Grand-Plessix, l'acte d'inventaire du 15 mars 1853 mentionne un porc estimé 110 francs. Ce porc était probablement destiné à la consommation humaine. Sa valeur est supérieure à celle d'une vache, mais inférieure à celle d'un bœuf de labour.

Basse Cour

Aucune basse-cour n'est mentionné au Grand-Plessix, pas plus dans l'acte de partage de 1845 que dans l'inventaire de 1853.

Des productions destinées à la vente

les bovins

Les bovins étaient majoritairement destinés à la vente.

Les bœufs de labour, quand ils étaient vieux, étaient engraissés et vendus pour la boucherie. Les vaches qui aveint terminés leurs gestations et leur production de lait étaient vendues pour la boucherie.

les céréales

L'acte d'inventaire du 15 mars 1853 indique le constat des quantités de céréales en stock :

--> 22 hectolitres et 40 litres de froments = 392 francs

--> 19 hectolitres de froments = 906 francs

--> 16 décalitres d'orge = 16 francs

Soit un total de 1314 francs. Une première part de ces céréales devait être conservé pour la consommation directe à la ferme, mais la plus grande part de ces céréales étaient destinées à être vendues.

Le vin

L'acte d'inventaire du 15 mars 1853 indique le constat des quantités de vin

--> 63 hectolitres de vin avec deux futs et une cuve = 75 francs

--> 6 hectolitres et 90 litres de gros-plant, récolte 1852, avec 3 futs = 80 fancs

--> 9 hectolitres et 20 litres de gros plant, avec les 4 futs = 106 francs

--> 5 hectolitres 75 de muscadet récolté en 1852 = 1032 francs

Ce stock de vin, estimé à 1293 francs, était destiné à être vendu. C'était l'une des ressource pour obtenir des liquidité permettant de payer la main-d’œuvre du personnel, les prestations des fournisseurs et le fermage au propriétaire.

Les cultures destinées aux textiles : le lin

L'acte de partage daté du 28 décembre 1845 précise que des terres sont ensemencées en lin.

L'acte d'inventaire du 15 mars 1853 mentionne

--> 1 double décalitre de graine de lin estimé 3 francs,