Sur les traces de ceux qui nous ont précédés à Mouzillon

Les Villages

Aiguillette (L') ou l'Eguillette

L'écriture sous la forme "Aiguillette" est celle qui est communément utilisée actuellement. Quelques documents plus anciens mentionne l'écriture sous la forme "Eguillette"; cette forme peut évoquer d'autres site anciens en France comme l'Eguille-sur-Seudre près de Royan (17). Le nom de famille EGUILLE est particulièrement plus répandu en Aquitaine. Existent aussi "Eguilles" en Provence, Pruillé-l'Egujillé en Sarthe.

Ces sites ont de longues histoires. Mais ces indices ne permettent pas de conclure au sujet de l'origine de l'Aiguillette qui est à Mouzillon.

De plus le cadastre de 1811 met en évidence quelques parcelles de la section K2 près de village de la Poulfrière portant le nom de léguillette (n° 650 et 651)

la section C du cadastre de 1811 nous donne des indice d'un passé surprenant :

1- les 14 maisons, les 12 celliers, le pressoir, les deux toits à porcs, le deux écuries, la grange et le four appartiennent majoritairement aux familles locales (AUBIN, BAHUAUD, COUEFFARD, JOUANT, GREGOIRE, PINEAU, PIOU, TAINGUY)

2- le cadatre mentionne "les jardin de Boichaudeau" (parcelles 821 à 830) et "les vignes de Boichaudeau" (parcelles 831 à 861)

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3- le moulin dit "de l'Aiguillette" est située sur la section B du cadastre, à proximité des Roches Gaudinières et ce moulin de l'Aiguillette appartient à la propriétaire du moulin de Boischaudeau.

4- Au Bois-Ménard, plus au nord existent des parcelles portant un nom lié aux moulin

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Quels sont les liens historiques entre l'Aiguillette et Boischaudeau ? entre le moulin à eau, le moulin à vent et les moulins entre l'Aiguillette et le Bois Ménard ?

Augerie (L') ou La Logerie

Si la façon de prononcer le nom de ce village est très proche dans ses deux versions, la signification est en revanche très différentes :

--> la logerie serait le lieu de la loge, le lieu de stockage de matériel ou de fourrage

--> l'auge est le lieu où les animaux viennent prendre leur nourriture.

Le cadastre de 1811 met en évidence la proximité de l'Augerie et du Boix-Rouaud. Ces métairies sont la propriété de la famille Barrin de Fromenteau en Vallet.

Barre (La)

Ce village est situé à la limite de la commune sur l'axe de communication entre Le Pallet de Monfaucon-ssurf-Moine. Cette situation pourrait être l'explication de sa dénomination : c'est la limite, la frontière, la barre qui marque la fin de l'influence de la commune, de la paroisse, du pouvoir seigneurial.

Cette appellation pourrait être liée à La Barillière et à la Cour de la Barillière : la limite de pouvoir seigneurial s'arrêtait là, à la Barre.

Cette explication apparait pertinente si on pense que le suzerain du Pallet dominait ce territoire soit à partir de la période mérovingienne, soit partir du deuxième millénaire.

Les registres paroissiaux de baptême ne permettent pas de mettre en évidence une seule signature d'un habitant de la Barre au XVIIe siècle. Leurs préoccupations n'étaient donc pas tournées vers l'enseignement. L'éloignement géographique des bourgs de Mouzillon et de Clisson ne suffisent pas à expliquer ce manque d'investissement. Les conditions économiques en suffisent pas non plus, à expliquer ce manque d'investissement pour l'enseignement et la formation intellectuelle.

Le cadastre de 1814 enregistre comme propriétés bâties : 14 maisons, 4 celliers, 1 four.

Barillère (La)

Ce village agglomère depuis des siècles les habitations de plusieurs familles. Il s'agit de l'un des noyaux forts de la commune. Ce territoire a été sous la dépendance du maître de la Cour de la Barillière, lui-même étant probablement vassal de celui du Pallet.

Le morcellement des parcelles témoigne d'une multitude de partages des propriétés et donc la successions de très nombreuses générations.

Les registres anciens évoquent une maison noble; un document des archives départementales ci-dessous montre les familles châtelaines depuis le début du XVe siècle. A la fin du XVIIème siècle ce lieu est présenté comme la maison de la Barillère, mais l'histoire de cette maison est beaucoup plus ancienne et les propriétaires a été particulièrement influents pour Mouzillon.

Sur le cadastre de 1811 - section G - donne de nombreuses indications sur la vie à la Barillière au début du XIXe siècle.

1- au sujet de l'habitat

on dénombre 96 maisons, dont 67 ont un propriétaire demeurant la Barillière. 18 maisons ont un propriétaire demeurant dans la commune de Mouzillon (Beauregard, Chaintre, Champoionet, la Gaillitière, la Grange, la Frechotière, Lozangère, la Basse Recivière, la Basse Rouaudière). 4 maisons ont un propriétaire demeurant à Vallet. 2 maisons ont un propriétaire demeurant à Gétigné, 1 maison a pour propriétaire un Clissonnais et 1 maison un habitant de Gorges. Il s'agit dont de propriétés populaires, locales et souvent familiale. Les liens de parenté transparaissent jusque dans les noms des propriétaires.

La surface de chaque maison est comprise entre 12 et 124m², avec une moyenne de 50m².

Les trois "communs" du village avec leur four témoignent du lien collectif ancien entre tous ces habitants.

2- au sujet des professions

La plupart des hommes sont laboureurs, cultivateurs. Ils travaillent dans les champs à proximité

Les batiments d'exploitation sont 2 écuries et 5 celiers.

Les "maréchaux"-"forgerons" sont bien implantés, avec une forge. Les familles TEIGNE et HUCHET sont en même temps propriétaires de terres, de pré et de vignes. Ils ne sont plus seulement "Taillandiers", aiguissant les outisl de la taille, ils sont maréchaux, capable de ferrer les chevaux.

Le "Charon" : François GREGOIRE. Le Charon crée la charette.

Les "Tisserands" sont présents (Veuve RIBINET Jean, René BRIN)

Les "Tailleurs d'habits" (Veuve MENARD, Alexis MENARD)

Les "Sabotiers" : Jean CHEVALIER, Joseph CHEVALIER, François CHEVALIER.

Le "Tonnelier" : Michel BREVET.

3- la structure des propriétés

Les 140 propriétaires sont très liés par la parenté, les relations familiales et les mariages.

9 ont pour nom LUNEAU

8 ont pour nom GABORIT

8 ont pour nom BARON

7 ont pour nom SAUVION

6 ont pour nom MARTIN

4 ont pour nom LEVESQUE

4 ont pour nom MENARD

3 ont pour nom MENAGER

3 ont pour nom ROZE

3 ont pour nom BABONNEAU

Les propriétés ont été partagées de génération en génération, en parts égales entre tous les enfants :

Les 11 hectares 34 ares 68 centiares de terre représentent 233 parcelles avec une moyenne de 497 centiares

le 1 hectare 64 ares 78 centiares de jardin représentent 132 parcelles avec une moyenne de 125 centiares.

les 16 hectares 14 ares 72 centiares de vigne représentent 361 parcelles, entre 36 et 3130 centiares, avec une moyenne de 447 centiares

Ce morcellement était acceptable quand tout se cultivait à la main. Mais l'arrivée de la mécanisation va faire évoluer ces façons d'exploiter. Cependant, l'attachement à la propriété privé va être incrite profondément dans les façons de penser.

A partir de 1821, dans les registres apparaît l'expression "la cour de la Barillère". Au début du XXIème siècles, le passant remarquera l'étang et quelques traces d'anciennes constructions.

Le fonds Bretet permet de visualiser un environnement qui n'est plus visible aujourd'hui.

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Batarderie (La)

La Batarderie est située à l'ouest du Douaud.

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817 mettent en évidence 2 parties

1ère partie :

--> 2 maisons appartements auix familles BRAUD et LAMOUREUX (qui sont aussi propriétaires de bâtiments à la Blandinairie).

--> 3 celliers qui montrent le prédominance de la viticulture apparteient aux familles BRAUD, LAMOUREUX et SAUVION.

--> 2 écuries appartenant à la famille SAUVION.

2ème partie :

--> une maison appartenant aux familles BRAUD et FORGET

--> 2 celliers appartenant à la famille SAUVION

--> un four appartenant aux familles BRAUD et LAMOUREUX

La Batarderie n'a pas de four comun.

Beauregard

Le site dévoile une vue inégalée sur la vallée de la Sanguèse. C'est peut-être là l'origine de ce nom.

Les registres paroissiaux du XVIIe et du XVIIIe siècles cite "la métairie de Beauregard". L'exploitation n'était donc pas encore totalement plantée en vigne

Parmi les exploitants une famille SAUVION est identifiée sur plusieurs générations.

Beauregard est la propriété du châtelain de la cour de la Barillière. Le cadastre de 1814 et l'état des sections de 1817 indiquent comme propriétaire Melle Augustine Marie DUBOIS de la FERRONNIERE, rentière à Nantes. Les mêmes documents permetent d'identifier les propriétés bâties de Beauregard : 1 maison, 1 grange, 1 four, 1 écurie.

En 1880, Pierre GUERIN, négociant en vin achète Beauregard (Section E du cadastre de 1814, parcelles n° 815, 820, 830 à 841). Ses neveux et petits-neveux GUILBAUD - LEROUX exploiterons ce domaine au cours d'une grande partie du XXe siècle.

Beaurepaire

Bel-air

Bel Air est le lieu le plus élevé de la commune. Ce site aéré est caratérisé par son nom.

le cadastre de 1814 montre deux maisons.

Bernerie (La)

Le nom de ce village est cité dans les actes du XVIIème siècle. Le 03/11/1686 décède Mathurin PIN de la Bernerie, Paroisse de Mouzillon; étaient présents : Jean PINEAU, François CHOLET et Mathurin GUERIN ses gendres.

Le nom "Bernerie" s'appuie sur un radical gaulois qui signifie ballot, éléments rassemblés pour un transport.

Où se situait ce village ? peut-être entre les village des Landes et celui des Gondrères. Une parcelle cadastrale porte encore ce nom.

Blandinairie (La)

La Blandinairie est au nord du Douaud et à l'ouest du Brossay. Le cadastre du 1814 et l'état des sections de 1817 mettent en évidence 3 maisons, 1 préssoir, 1 écurie, 2 masures et 1 four. L'ensemble s'inscrit dans une mosaique de petites parcelles familiales qui se transmettent de génération en génération.

Deux maisons appartienant aux familles BOUCHAUD et BRAUD sont de belles surfaces (142 et 159 m²). Elles sont construites au bord du chemin qui va du Douaud à Mouzillon.

Le pressoir appartient à la faamille BOUCHAUD, l'écurie à la famille LAMOUREUX et le four est privé, il appartien à la famille BRAUD.

Boischaudeau

Ce lieu est celui de la construction d'une retenue d'eau et d'un moulin à eau comme à la Motte; une configuration comparable existe en amont sur la Sanguèse, à la Débaudière, au Moulin Pichon, à Grondin et à la Ducherie (commune de Vallet).

Dans les trois premiers cas le moulin est au nord de la Sanguèse. La roue a un axe horizontale. Peut-être ces constructions sont-elle contemporaines d'une utilisation des terres situées dans cette zone nord de la Sanguèse, à une époque où la culture des céréales a connu une forte croissance. Ces trois moulins ont été construits pour moudre le blé et d'autres céréales. Cette construction remonte-t-elle à la période qui va du IXème au XIIème siècle ? Qui en a été le commanditaire ?

Et pour comprendre l'évolution technique et culturelle que représentait ce type de construction, un rapprochement serait à faire avec la construction de barrages, biefs et canalisations sur les bords de la Sèvre Nantaise, au Pallet, à Gorges, à Clisson, à Gétigné, à Boussay et encore plus en amont et aussi sur les bords de la Moine.

Bois Ménard ou Bois Bénard

Le nom fait référence à une période de défrichage... Ce bois était-il lié à la famille Bénard ou à la famille Ménard ?

Quelle est l'appellation la plus ancienne ? Il semble que la formulation "Bénard" n'a été que de courte durée et seulement le fait de deux ou trois rédacteurs de registres paroissiaux.

Certains ont écrit que ce pouvait être le lieu d'une léproserie. Pour étayer cette hypothèse on peut remarquer que le cadastre de 1811 identifie plusieurs parcelles sous le nom de "closerie", comme s'il y avait eu une clôture pour des personnes. D'autre part, nous sommes à quelques centaines de mètres de la chapelle de la Rouaudière.

description Aujourd'hui, les indices pour affirmer qu'une léproserie aurait existés restent faibles.

Bois-Pallet (Petit et Grand)

Le nom fait référence à une période de défrichage...

Quelques parcelles de la section K2 du cadastre de 1811 porte l'appellation "les fosses aux loups".

Par son nom, ce territoire aurait pu être une part de propriété d'un seigneur du Pallet.

Le cadastre de 1811 montre que la propriétaire principale était Veuve KIRAGNIAU, rentière à Nantes, qui possédait maison, grange et écurie, 17 hectares de terre, 2 hectares de praires et 2 hectares de vigne

Bois-Rouaud

Le nom fait référence à une période de défrichage... et le nom "Rouaud" est fréquent dans l'ouest, peut-être en raison de "Roland", le neveu ce Charlemagne. Mais ce Bois-Rouaud n'est pas le seul dans l'ouest de la France.

Ce nom a fait illusion comme en témoignent certains textes, cependant il n'y a pas d'élément historique attestant que le Bois-Rouaud de Mouzillon ait été une seigneurie ou le lieu d'habitation d'un sénéchal. L'illusion est apparu en raison d'un autre lieu-dit portant le même nom sur le territoire actuel de la commune de Chaume-en Retz près de Saint-Hilaire-de-Chaléon en Loire-Atlantique.

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817 mettent en évidence un ensemble d'un cinquantaine d'hectares dont une dizaine plantés en vigne. Le tout représente une valeur incontestable. Le propriétaire est BARRIN, rentier à Formenteaux à Vallet.

Cependant, la présence d'un cellier n'est pas précisée sur ces documnets. Peut-être le cellier était-il adjacent à la maison pour former un batiment de 333m².

Par la suite, cette propriétée a été partagée pour créer Le Rubis.

Botellerie (La)

L'écriture peut varier mais le nom est clairement identifié (Bottellerie, Botelerie). La même dénomination se retrouve en Anjou (Saint Augustin-des-Bois, Bouzillé, Brissac), en Mayenne (Chatillon-sur-Colmon, Ahuillé), en Sarthe (Théligny) dans l'Orne (Juvigny Val d'Andaine)

Il semble que la Botellerie soit liée à une zone boisée qui est devenu un centre d'exploitation. Nous trouvons à proximité Bois Pallet et le Bois du Collège

La Botellerie de Mouzillon est en limite de commune, sur un carte le lieu-dit se présente comme une avancée sur la commune de Saint Crespin-sur-Moine, à l'est de la route qui va de Clisson à Tillières. Le lieu-dit La Botellerie est donc antérieur à cette voie. Une plus ancienne communication entre la Botellerie et Mouzillon passait probablement par la Poulfrière et la Recivière.

Le cadastre de 1811 montre un morcellement des parcelles avec de nombreux propriétaires.

Brangerie (La)

Le nom de ce village peut facilement être associé au nom de famille "Branger". Pourtant dans les registres antérieurs au milieu du XVIIIème siècles, la transcription indique parfois "La Berangerie". Cet indice sémantique pourrait laisser à penser qu'il s'agirait d'un radical germanique "beren"( = ours). Si cet indice se vérifiait, nous serions face à une implantation qui remonte au moins à l'époque Carolingienne, plus probablement à l'époque mérovingienne.

Bérenger du Pallet était le père de Pierre Abélard (1079-1142). La Brangerie était-elle une propriété de ce Bérenger ? rien ne nous permet de l'affirmer. Mais ce n'est pas impossible. Quoi qu'il en soit, le site est habité et cultivé depuis très longtemps.

Werner ROBL, dans son livre "Le Donjon du Pallet et ses seigneurs au regard de l'histoire de leur époque" (traduit par François Xavier MOINET), évoque le lieu nommé "Bérangerie" à proximité du Fief-Sauvin où Bérenger, le père de Pierre Abélard avait des propriétés (page 256). Le rapprochement entre La Bérangerie du Fief-Sauvin et la Brangerie de Mouzillon met en évidence les rapports avec Le Pallet et les propriétés de cette seigneurie.

En 1533, Marguerite MACE intervient pour consolider l'église de Mouzillon; elle est qualifiée de "Dame de la Barillière et de la Brangerie". Elle avait peut-être la Brangerie en propriété.

Les registres paroissiaux de la fin du XVIIe siècle mettent en évidence d'une part la présence d'une vingtaine de ménages et d'autre part une activité soutenue en agriculture / viticulture et en tissage.

Les habitants de ce village ont été particulièrement touchés par les guerres de Vendée.

Le cadastre de 1814 et les matrices à partir de 1817 mettent en évidence de nombreuse parcelles de faibles surfaces. Les surfaces bâties sont : 10 maisons, 4 celliers, 5 écuries, 3 toits à porc, 1 four commun.

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, le pont sur la Sanguèse va faciliter les échanges entre la Sablette et la Débaudière, à proximité du village de la Brangerie.

Brosse ou Brossay

Le cadastre de 1814 et l'état des sections de 1817 nous présentent un ensemble de 2 maisons, 2 masures, 6 celliers et un four commun. Les propriétaires sont les familles AUBIN, BLANLOEIL, CHENARD, DUGAST, FAVRAU,GREGOIRE et PINEAU. Ces familles sont aussi propriétaires dans les secteurs du Douaud et de l'Aiguillette. La présence des celliers et l'absence d'écurie mettent en évidence la viticulture et l'absence d'animaux (cheval, vache). La culture de la vigne était donc effectuée avec des outils manuels.

Depuis le milieu du XXe siècle, le Brossay n'est plus habité.

Chaintre

Le cadastre de 1814 indique l'importance de deux propriétaires : Michel DUBOUEIX demeurant à Nantes et Veuve LALLEMAND demeurant à la Guipière de Vallet.

Les propriétés bâties sont : 4 maisons, 2 écuries, 2 granges, 1 toit à porcs, 1 four.

Champoinet

L'origine du nom de ce village parait simple si l'on adopte l'hypothèse qu'une partie de ce territoire était la propriété de quelqu'un qui portait le nom de Poinet. POINET est un nom de famille peu répandu en France, mais que l'on pouvait trouver dans le Poitou.

Les registres paroissiaux de la fin du XVIIe siècle évoquent des distinctions entre Petit Champoinet et Grand Champoinet qui reste à interpréter. Ils mettent aussi en évidence un village plein de vie :

-- une population jeune puisqu'on dénombre une trentaine de baptêmes, soit une moyenne de 1 par an.

-- des activités majoritairement agricoles, puisque la profession la plus citée est "laboureur" et "laboureur à bœufs"... mais on trouve aussi une famille ayant l'activité de "tisserand".

Les registres de baptème ne permettent pas de mettre en évidence une seule signature d'un habitant de Champoinet au XVIIe siècle. Leurs préoccupations n'étaient donc pas tournées vers l'enseignement. L'éloignement géographique des bourgs de Mouzillon et de Clisson ne suffisent pas à expliquer ce manque d'investissement. Les conditions économiques en suffisent pas non plus, à expliquer ce manque d'investissement pour l'enseignement et la formation intellectuelle.

Les habitants de ce village ont été particulièrement touchés par les guerres de Vendée.

Le cadastre de 1814, section I, montre à la fois des parcelles de belles surfaces et les parcelles de petites surfaces de terre, de vigne et de prés, caractéristiques de propriétés familiales partagées et transmises à chaque génération.

PAVIOT, notaire à Clisson, est un propriétaire non exploitant.

Les propriétés bâties sont : 15 maisons, 9 celliers, 6 écuries, 3 granges, 2 toits à porcs, 1 four (n° 1386).

Le Coin Bougueil est cité sur la carte Cassini. Mais ce nom est à rattacher à la commune de Tillières, plus précisément à la Guiltière.

Chardonnet (Le)

Chausseterre (La)

Le nom de ce village est unique, il n'a pas d'équivalent. Est-ce la transcription d'un nom plus ancien dont nous avons perdu la signification ? Ce n'est pas impossible. Les transcription dans les registres montre que la prononciation est stable depuis plus de 3 siècles.

Dans "Clisson et sa contré", (page 90) Pierre BONNET écrit : "BENOIT Pierre (v. 1646-1695) docteur en médecine, habite St Jacques, Sieur de Chausse-terre, marié à GRENIER René, est décédé à St Jacques le 31.10.1695 à l'age de 49 ans".

La Chausseterre apparait dans les registres au XVIIème siècle comme une grande métairie qui a été partagée par la suite.

En 1816, une métairie a été mise en vente.

Coudorriere ou Coudrière

Le nom de cette métairie renvoie au nom "coudrier" qui est un radical gaulois, témoignant ainsi de l'ancienneté du peuplement de ce territoire.

Le cadastre de 1811 met en évidence d'une part de belles parcelles et d'autre part une unité de propriété entre La Frechotière et la Coudrière, comme si la Fréchotière était une ferme prise sur les "friches" de la Coudrière. Une parcelle, près du jardin de la Coudrière est appelée "la Douve". Cette parcelle est le départ du ruisseau de la Coudrière qui coule vers le Chaintreau. De plus, la pièce d'eau voisine est conséquente.

Les deux bâtiments sont de surface nettement supérieure à la moyenne des bâtiments situés sur le territoire de Mouzillon au début du XIXe siècle :

--> 440 m² pour maison et bâtiment de ferme

--> 105 m² pour le celier.

Vraisemblablement nous sommes face à un site qui montre les restes d'une belle propriété. Le cellier pouvait être celui d'un propriétaire foncier qui recevait les raisins des vignes à complant.

Les parcelles de la Coudrières et de la Frechotière sont imbriquées avec celles de la cour de la Barillière.

Douaud (Le)

Le Douaud semble être un lieu d'habitation depuis très longtemps.. Il est situé sur une voie qui va de la Sanguèze (près du Brossay) aux 4 chemins (près de la Coudière). Ces chemins le mettent plus en relation avec la Rouaudière qu'avec Mouzillon.

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817 mettent en évidence quelques particularités :

1- des parcelles qui portent le nom "clos du moulin" (parcelles 313 à 325) et "pré du moulin" (parcelles 326 à 342) description

Ces appellations laissent penser qu'autrefois, à une préiode que nous ne pouvons déterminer, un moulin aurait pu être implanter sur ce site.

2- les parcelles n° 254 et 289, une pature d'un superficie de plus de 1,7 hectare sont un commun du Douaud. Quel est l'historique de cette parcelle ? Quel usage en était fait au début du XIXe siècle ?

3- des parcelles sont dénommées "écobut" (n°343 à 347à et à proximité "cendre" ( n°350 à 416)... Ces appellations font penser à des défrichages.

Frechotière (Haute et Basse)

L'appellation de cette métairie existe dans ses deux formes qui font référence à la culture orale.

L'origine pourrait être dans le mot "friche"... tout comme sur les terres du Grand Plessix on trouve "le Freiche Madeleine" et "le clos des Grand_Freiches".

Cette référence aux friches renvoie à une période de culture extensive, au temps où les friches ont été mises en valeur et où ont été implantées des métairies. C'est aussi ces terres plus seiches où ont été plantées des vignes à complant.

Le 11 août 1882, le village de la Frechotière a connu un incendie dramatique qui est rapporté par le journal "Progrès de Nantes et de la Loire Inférieure" dans son édition du 14 Août 1882

Hier soir, vers huit heures, les habitants du village de la Frechotière, commune de Mouzillon, canton de Vallet, étaient occupés à battre leur blé, à la machine à vapeur, lorsque le feu ayant pris dans la paille, se communiqua au foin qui était dans la grange. Voyant qu'on ne pouvait devenir maitre du feu, on est venu chercher la pompe de Vallet, qui partit aussitôt. Il était en ce moment onze heures; à deux heures ce matin seulement, on parvint à faire la part du feu. Toutes la paille, le foin, les granges et une maison d'habitation sont devenus la proie des flammes. on estime la perte à environ 18 000 Francs, et sur trois propriétaires et fermiers brulés, un seul était assuré.

Le recensement de l'année 1872 indique les trois ménages de la Basse Frechotière :

--> la famille MARTIN

--> La famille Jean BOISSEAU

--> La famille Pierre BOISSEAU

Gaillotiere (La)

Le cadastre de 1811 et l'état des section de 1817 indique une "Chaufferie" - parcelle 202 - section H - surface de 136m². description

Cette indication signifie la présence sur ce site d'un alambique et d'une activité de distillerie.

Gaudiniere (La)

Gondrères ou Gondraires (Les)

Le lieu-dit "les Gondrères" est attesté par l'état civil. Par exemple le 24 avril 1775 est baptisé à Mouzillon Mathurin DEFONTAINE, fils de Jacques DEFONTAINE et de Marie LEFORT demeurant aux Gondrères. Cette famille exploitait probablement le site.

En 1791, la publication "Affiches de Nantes et du département de Loire-Inférieure" en date du 11 mars, sous le titre Vente de Domaines nationaux, district de Clisson

"Biens mis en vente ... Au dessus de 7000 livres, pour le pressoir et vignes des Gondraires, municipalité de Mouzillon".

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817 cite à plusieurs reprises "LEFORT Louis, habitant les Gondrères". D'autre part, ces mêmes documents font apparaitre une parcelle de plus de 12 hectares de vigne appelés "Clos des Gondrères" dont le propriétaire est Jean PICHAUD, tonnelier à Monnières - section C - parcelle 258. A ce propriétaire appartient aussi un pressoir au lieu-dit "la Proutière". Ce propriétaire est-il celui qui a acheté le bien national ? il faudrait plus de précisions pour le confirmer.

Grange (La)

La Grange est situé à proximité de la Barillière. A l'origine, il s'agissait probablement du hangar, de la grange ou les agriculteurs déposaient les produits des taxes auxquelles ils étaient soumis.

Au cours des XIXe et XXè siècles, ce lieu a connu une augmentation de ses habitants et un développement des activités : aux cultivateurs, se sont joints épiciers, tonneliers, marchands de vins, commerçant en semoulerie.

Greuzardiere (La)

Le nom de ce village échappe aux premières recherches étymologiques; il s'agit vraisemblablement d'un nom très ancien dont la signification a été perdue. Dans les registres, l'écriture est incertaine et parfois fantaisiste, le rédacteur essaie de retranscrire l'expression orale et populaire.

Nulle part ailleurs on trouve cette appellation.

Peut-être est-il possible de faire le rapprochement avec les nom de famille "Greuze" et "Greuzard". Ces noms de famille sont inconnus dans l'environnement mouzillonnais. Mais la parenté sémantique n'est pas sans interroger. Et pour pousser plus avant cette recherche, le nom Greuze existait au début du XIXème siècle en France dans le nord, comme un nom flamant. Ce rapprochement n'est pas sans évoquer la géographie de la famille Défontaine qui elle aussi est assez répandue dans le nord. Le nom de famille Greuzard existant au début du XIXème siècle dans le département de la Saône-et-Loire; et cette approche géographie n'est pas sans rappeler la répartition de Luneau au long de la Loire et jusqu'en Saône et Loire. Une famille Greuze ou Greuzard, dans une époque ancienne, aurait pu s'implanter sur site ce versant sud de la Sanguèze et laisser son nom à ce lieu d'habitat regroupé. Puis au fil des générations et des alliances ce nom de famille aurait disparu sur ce site.

Ce village agglomère depuis des siècles les habitations de plusieurs familles.

Les registres paroissiaux du XVIIe siècle évoquent parfois les professions : la plupart des hommes étaient "laboureurs", quelques uns étaient "tisserands".

Les habitants de ce village ont été particulièrement touchés par les guerres de Vendée.

Le cadastre de 1814 met en évidence le morcellement des parcelles de pré, de terre et de vigne. Les propriétés bâties sont : 33 maisons, 10 celliers, 10 écuries, 1 grange, 2 toits à porcs, 1 four.

Le Moulin des Boiziers appartient au meunier de la Débaudière (Vallet).

Haie-Pallet (La)

Le nom fait référence à une période de défrichage...La Haie. Et le nom "Pallet" fait référence à la commune limitrophe du Pallet.

Les bâtiments d'habitation et d'exploitation de la ferme sont en limite de la ferme, au plus proche du bourg du Pallet.

La référence au Pallet n'est pas seulement une question de localisation, c'est très probablement la référence à une question de propriété. Cette métairie a vraisemblablement été sous l'autorité d'un dirigeant du Pallet ou à la limite de son territoire.

C'est dans un champ de cette ferme que furent mis à jour des traces d'activités humaines qui précèdent notre histoire.

Le cadastre de 1811 et l'état des section de 1817 mettent en évidence

--> une ferme de plus de 35 hectares, où tous les champs et pré sont groupés.

--> C'est la seule unité de propriété et d'exploitation qui ne comporte pas de vigne à Mouzillon.

--> les bâtiments sont : une maison, une écurie, une grange et un four. L'écurie, avec ses 250 m² et la grange avec ses 148m², apparaissent particulièrement grandes en comparaiton des autres de la commune.

En 1818, le village est en vente

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En 1823, le village est de nouveau à vendre description

Landes (Les)

le nom révèle une occupation ancienne, pouvant remonter à l'époque gauloise.

Ce le lieu-dit est situé à l'ouest de la commune, près des champs du Pallet qui étaient de Monnières avant la révolution. La voie d'accès est à la limite ouest de la commune.

Le cadastre de 1814 et l'état des sections de 1817 met en évidence une dizaine de maisons mais aucun bâtiment d'exploitation. Le seul propriétaire de maison demeurant Les Landes est Urbain MERCEREAU. Les autres propriétaires demeurent à Gorges, à Nantes ou à Chateau d'Asson (La Boissière de Montaigu - en Vendée).

Les parcelles de petites surfaces montrent la présence d'exploitations familiales à dominante viticole. Les celliers pouvaient être sur la Proutière.

Levreauderie (La)

Le nom de ce village évoque le lièvre. C'est un nom de lieu qui se trouve dans de nombreuses communes de l'ouest de la France. Peut-être ce nom peut-il être rapproché du nom de famille Levrault présent dans le Poitou et le Limousin.

Le village est entouré de petites parcelles, montrant que de nombreuses générations de propriétaires se sont transmises ces biens familiaux pendant des siècles.

Lozangère

Le nom de ce village est unique, il n'a pas d'équivalent. Le radical Lozange pourrait remonter à l'époque gauloise.

Le cadastre de 1811 met en évidence un ensemble détenu majoritairement par de grands propriétaires

--> la veuve BORDAGE Jacques, rentière à Dinan qui possède près de 17 hectares de terres, 1,4 hectare de prairies et 8 hectares de vigne.

--> Demoiselle DUBOIS de La FERONNIERE, rentière à Nantes qui possède 10 hectares de vignes en une seule parcelle. Cette possession de la famille qui détient la Cour de la Barillière pourrait faire penser que les propriétés de la Cour de la Barillière s'étendaient antérieurement beaucoup plus à l'est du chateau.

--> GAULIER, instituteur à Nantes, qui possède un bâtiment de 740 m², des terres pour plus de 31 hectares, des prairies pour 6,5 hectres et des vignes pour une surface de 5,3 hectares.

Magasin (Le)

Malinger

Sur le cadastre de 1811 et sur l'état des section de 1817, le vilalge de Malinger ne dispose pas de commun, ni de four mentionné. Ce fait consitue une particularité qui mérite des recherches.

Martiniere (La)

Morandiere (La)

La Morandière a une longue histoire dont témoigne le château. Ce château est une résidence noble, signe d'une puissance terrienne. L'affiche de 1780 est révélatrice :

description

--> avec une description sommaire du château et du site

--> les droits sur l'église paroissiale (Il n'y a pas de chapelle sur le site de la Morandière)

--> les terres et les revenus.

La Famille de Bruc quitte le site. mais cette vente n'est pas la dernière :

description

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En consultant le cadastre de 1811, à côté des propriétés du château apparait un grand nombre de parcelles témoignant d'une multitude de partages des propriétés et donc la succession de très nombreuses générations.

Motte (La)

Le nom de ce village évoque le haut-moyen-âge et les lieux de défense. Ici il n'a été trouvé aucune trace de défense. Un lieu-dit porte le même nom, dans un relief comparable, près de la Débaudière (Vallet) et aussi à Monnières en bordure de Sèvre.

Ce lieu est celui de la construction d'une retenue d'eau et d'un moulin à eau comme à Boischaudeau et comme à la Débaudière. Dans les trois situations le moulin est au nord de la Sanguèse. peut-être ces constructions sont-elle contemporaines d'une utilisation des terres situées dans cette zone nord de la Sanguèse. Cette construction remonte-t-elle au XIIème siècle ? Qui en a été le commanditaire ?

Comment de pas noter les rapprochement entre les situations de la Motte en Vallet avec celle de la Motte en Mouzillon

 chacun des sites est une élévation du relief

 chacun des sites est situé au nord de la Sanguèse

 chacun des sites a eu sa chaussée et son moulin à eau

Le site de Vallet est dominé par Le Chatelier (résidence d'une autorité) le site de la Motte de Mouzillon conduit au Plessix (site d'une résidence)

Ces sites ont pu être des sites de contrôles soit militaires, soit fiscaux.

Le cadastre de 1814 et l'état de la section en 1817 fait apparaitre les propriétés bâties : 3 maisons, 2 celliers, 1 écurie, 2 moulins à eau, 1 chaussée.

Le moulin de la Motte avait cessé de moudre à la fin de la première guerre mondiale, en 1920.

En 2013, pour redonner à la Sanguèse son cours naturel les derniers restes de ce moulin ont été détruits, occultant ainsi 8 siècles d'activités humaines sur ce site.

Mouzillon

Le bourg de Mouzillon est de la taille d'un grand village à la fin du XVIIème siècle.

Le nom de cet habitat aggloméré échappe aux premières recherches étymologiques; il s'agit vraisemblablement d'un nom très ancien dont la signification a été perdue.

Cet regroupement rassemble depuis des siècles les habitations de plusieurs familles. Ce bourg est situé au nord du pont gallo-romain sur la Sanguèze. Il est situé sur la route entre Ancenis et Clisson.

La présence d'un prieuré du monastère Saint Martin de Vertou pourrait être à l'origine de la paroisse entre de VIème e le IXème siècle. Le cadastre de 1811 permet bien d'identifier l'église en forme de croix et le presbytère désigné "la Cour". D'autre part, quelques centaines de mètres à l'ouest, sur le bord de la rue de l'évêché aurait pu exister une communauté... mais les registres du XVIIème et du XVIIIème siècle que nous pouvons lire, ne mentionnent aucun acte concernant des membres de cette communauté. Peut-être avait-elle déjà disparu. Cependant, dans un acte, est mentionné 'le faux-bourg Saint Martin'. est-ce une référence à une ancienne implantation d'une communauté ?

Le fonds Bretet permet de visualiser ce qui était dénommé "rue de la fosse" et qui deviendra "rue de l'évêché" description

Cette photographie permet de visualiser les restes d'un ancien porche, sur la gauche. Une tradition récente (XXe siècle) voudrait que ce lieu ait été un logement de l'évêché de Nantes ou d'une communauté religieuse diocésaine. Cependant il est curieux de ne trouvé aucune trace de ce site dans les registres d'état civil depuis 1668, ni dans ceux de la paroisse.

De plus on notera que l'appellation de cette rue "de l'évêché" ne date que des années 1960... cette appellation est récente. Comme l'indique le texte de la photo, il s'agissait de la rue de la Fosse.

Le cadastre de 1814 et l'état de la matrice de 1817 montre que les propriétaires des bâtiments de la cour située derrière ce porche étaient :

parcelle / propriétaire / domicile / profession / destination du bien surface

900 / PHILBERT François / bourg / laboureur / cellier / 35

901 / DEFONTAINE Pierre / militaire / pressoir et cellier / 40

902 / PHILBERT François / bourg / laboureur / pressoir / 40

903 / DENIS Augustin / Gd Plessix / laboureur / maison / 50

904 / DENIS (Vve Claude) / bourg / laboureur / cellier et pressoir / 72

905 / BONNET Jacques / bourg / laboureur / maison et écurie / 137

906 / DENIS Jean / bourg / laboureur / maison / 60

907 / DENIS Jean / bourg / laboureur / cour / 24

908 / PICHON Pierre / bourg / laboureur / cour / 51

909 / BONNET Jacques / bourg / laboureur / cour / 51

910 / BONNET Jacques / bourg / laboureur / souille à porcs / 12

911 / DENIS Jean / bourg / laboureur / cour / 172

912 / BONNET, PICHON, DENIS , PINEAU / four / 16

913 / DENIS Jean / bourg / laboureur / écurie / 66

914 / PINEAU Jean / bourg / laboureur / maison / 116

915 / PINEAU Jean / bourg / laboureur / écurie / 30

916 / BONNET Jacques / bourg / laboureur / cellier / 45

917 / PICHON Pierre / bourg / laboureur /maison et écurie 120

En 1814, il s'agissait d'un habitat populaire comparable au reste u bourg de Mouzillon Ces parcelles, avaient-elles été achetées ? et divisées ?... depuis quand ? Y-avait-il eu un riche propriétaire ?

Pontereau (Le)

Ce nom évoque un petit pont, ce qui n'a rien de surprenant puisque la métairie du Pontreau borde le ruisseau de Chaintreau qui est une limite de la commune de Mouzillon.

Dans "Clisson et sa contrée" Pierre BONNET évoque Jean RICHARD, Sr du Pontreau, marié à la Madeleine de Clisson en 1687 avec Elisabeth BARBOTIN. Ce Jean RICHARD était probablement le propriétaire de la métairie du Pontreau à la fin du XVIIe siècle.

Le cadastre de 1811 montre que le propriétaire principal était Auguste PEPIN, maire de Mouzillon qui possédait maison, masure, écurie, 9 hectares de terre, 1,7 hectare de prairie, et près de 3 hectares de vignes.

Poulfrière (La)

Le nom de ce village échappe aux premières recherches étymologiques; il s'agit vraisemblablement d'un nom très ancien dont la signification a été perdue. Dans les registres, l'écriture est incertaine et parfois fantaisiste, le rédacteur essaie de retranscrire l'expression orale et populaire.

Le cadastre de 1811 montre un territoire contrasté :

--> d'une part des petits propriétaires de parcelles qui sont de surfaces très modestes, autour d'un habitait rassemblé à proximité du four commun.

--> d'autre part de belles parcelles avec un habitat un peu à l'écart. La propriétaire principale est Veuve L'ENFANT, née BASCHER, rentière à Nantes. Elle est propriétaire de deux maisons, d'une écurie, de 15 hectares de terre, de près de 5 hectares de prairies et de 3,6 hectares de vigne.

La disposition de ces propriétés pourrait laisser penser qu'il s'agissait autrefois d'un même ensemble qui a été plus ou moins démembré.

Pin (Le)

Le nom fait référence à une période de défrichage...

Au XIXème siècle, parfois le nom du village a été écrit sous la forme "le pain" Cette interprétation apparait seconde et erronée.

Plessix (Grand et Petit)

Le nom fait référence à une période de défrichage... Les Plessix sont des lieux où les branches, les bois sont plessés, tressés entre eux comme pour faire un enclos, une défense.

Contrairement à certaines affirmations, le Grand-Plessix de Mouzillon n'a pas été une seignereurie. La confusion est venu du fait que M. BOUX, seigneur du Theil qui a acheté la Morandière et la Gaudinière était aussi propriétaire du Plessix qui est situé dans la commune de Saint-Aubin-des-Ormeaux en Vendée.

Au XVIIème siècle, le Grand Plessix était une seule métairie d'une cinquantaine d'hectares.

Proutière (La)

Le lieu-dit est situé en partie sur Mouzillon, en partie sur Gorges.

Cette Proutière, était-elle le lieu où résidait un "prévost", c'est à dire un représentant d'un seigneur local exerçant les droits de justice, de taxes ? Deux arguments peuvent aller dans ce sens :

1- les Gondrères étaient un domaine viticole qui a été vendu en 1791, comme bien national. Plus de 12 hectares d'une seule pièce : ceci mérite d'être relevé.

2- le carrefour de justice est situé à proximité de la Proutière et des Gondrères. En 1896, la société archélogique de Nantes publie le tome 36 de sa revue au sujet des "Grandes Seigneuries". Page 68, au sujet de la seigneurie du Pallet, on trouve ce paragraphe :

"La haute justice du Pallet s'exerçait au bourg de ce nom: ses fourches patibulaires, à quatre pots, se dressaient en la paroisse de Gorges dans la pièce de la Justice."

Le rédacteur de ce texte connaissait-il le site de la Proutière ? A-t-il vérifié la localisation exacte ? Quoiqu'il en soit la Justice de la chatellenie du Pallet aurait pu être exécutée à ce Carrefour de justice.

3- sur le cadastre de 1811 et sur l'état des sections de 1817, deux parcelles au nord du Douaud et du Brossay portent le nom "pré de la Prévreau" (parcelles n° 16 à 19)).

D'autre part, la section B comporte une parcelle n°2011 (au sud de la haute Rouaudière et en bordure de la Sanguèze ) dénomée "prévot"

De même, au nord de la Sanguèze, au sud du Grand Plessix, la grande parcelle Secction D n° 1144b porte le nom "la prévreau".

Y-a-t-il un lien entre ces indices ? La convergence d'indice rend l'hypothèse crédible.

Et si ce lien était mise en évidence, à quelle époque se rapporte-t-il ? Au Xe siècle (le moment où les autorités angévines (Geoffroy Grisegonelle et Renaud de Thorigné) édifient la tour du Pallet ? Avant ... mais sous quelle autorité ? Après ... mais sous quelle autorité ?

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817, pour la partie de Mouzillon, mettent en évidence une dizaine de maisons, deux pressoirs, un cellier à la Proutière.

Recivière (Haute et Basse)

Le nom de ce village échappe aux premières recherches étymologiques; il s'agit vraisemblablement d'un nom très ancien dont la signification a été perdue. Dans les registres, l'écriture est incertaine et parfois fantaisiste, le rédacteur essaie de retranscrire l'expression orale et populaire : les Recivières, l'Ercivière, la Recivière...

Le morcellement des parcelles témoigne d'une multitude de partages des propriétés et donc la successions de très nombreuses générations.

Ce village agglomère depuis des siècles les habitations de plusieurs familles.

Le cadastre de 1811 (section H) et l'état des section de 1817 nous donne un indice : plusieurs parcelles sont appelées "pré de Beaupreau". Ces parcelles sont situées entre les lieux dits "Haute Recivière" et "le Pontreau", à proximité du ruisseau "le Chaintreau", au nord du lieu-dit "Pertuis-Fouque" qui est sur la commune de Clisson. Ces noms de Beaupreau et de Pertuis-Fouque" évoque le début du XIe siècle. Foulques-Néra (970-1040) était comte d'Anjou et il a poursuivi la politique de Geoffroy Grisegonelle qui avait fait construire la tour du Pallet (974). Au début de ce XIe siècle les liens entre le Pallet et les fiefs de l'Anjou étaient forts (Beaupreau, Montrevault, Champtoceaux). Le seigneur de Beaupreau aurait pu avoir des propriétés dans les environs de le Recivière à cete époque.

Robiniere (La)

Le nom de ce village est peut-être lié au nom de famille ROBIN. Ce nom de famille est ancien et assez répandu en France

La famille BUREAU implantée à Clisson a été longtemps propriétaire de la Robinière. Charles BUREAU (1716-1772), "sieur de la Robinière, marié à Marguerite MOCQUARD en 1750, habitait Notre-Dame de Clisson.

Jean-Baptiste BUREAU qui était 1er adjoint à Mouzillon au début du XIXe siècle était propriétaire d'une part de la Robinière. Il était le fils de Jean-Baptiste BUREAU (1742-1783) et de Adélaide Marguerite BUREAU (1751-1783) qui avaient demeuré à la Trinité de Clisson. Il se marie à Mouzillon le 11 pluviose de l'an XI (1802) avec Adélaïde Pélagie BOUTEILLER.

En 1794, le couple d'agriculteur qui exploitait cette terre a été tué par les troupes républicaines.

Rocher (Le)

Le nom de ce village est cité dans les actes du XVIIème siècle. Le 18/07/1733 naît au Rocher Michel LEFORT qui y décède le 17/09/1733.

Le cadastre de 1814 précise la localisation de ce village, dans le voisinage de la Greuzardière et de Chaintre.

En 1814, les bâtiments comprenaient : une maison (n° 268) et deux celliers (n° 267 et 269)

Rousseau

Rouaudiere Haute et Basse)

Le radical "rouaud" est ancien; on le retrouve aussi au "Bois-Rouaud". Peut-être s'agit-il de fondations remontant à l'époque des mérovingiens qui a popularisé le nom de Roland.

Depuis le XXIIIème siècle, ce village a tenu une place privilégié : c'est le lieu d'où sont sortis un grand nombre de maires de la commune

Le cadastre de 1811 et l'état des sections de 1817 permet d'identifier le lieu où était probablement le lavoir, sur la Sanguèze. La parcelle n° 2103 est un pré dénommé "pré du lavoir", au bout du chemin qui descend du village de la Rouaudière

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D'autre part, entre la Haute Rouaudière et la Basse Rouaudière, un ensemble de parcelles porte le nom "Brangerie". Ce qui a été dit du lieu-dit La Brangerie est aussi pertinent pour ces parcelles. Peut-être ces parcelles nous renvoient-elle au Xe ou au XIe siècle?

Tertre (Le)

Si un tertre est un petit monticule de terre à sommet plat, on comprend que ce village porte le nom de tertre en raison de sa situation géographique.

Il domine la vallée de la Logne.

Le passager qui venait du pont Gallo-romain et qui allait vers le nord, montait jusqu'à ce lieu, justement appelé "tertre".

Tucauderie (La)

Le cadastre de 1811 enregistre comme propriétés bâties : 6 maisons et masures, 1 écurie, 1 four commun.

A cette époque la sortie du village s'effectuait par le nord pour déboucher sur le chemin venant de la Barre, passant par Bel-Air et se dirigeant vers l'ouest au nord de Champoinet.

description

Des disparitions de village

Le nom même des villages est le signe d'une évolution : des villages sont nommés "le Rocher", "la Bernerie"... ils existaient au XVIIème et aux siècles suivants ils ont disparu ou changé de nom.

La carte Cassini porte des noms phonétiques comme la Ferchotière. D'autre part elle met en évidence la difficulté d'écrire des noms probablement très anciens comme la Recivière, la Poulfrière... Une recherche linguistique permettrait de clarifier l'origine des ces noms.

Un point commun : la paroisse

Le village était une petite agglomération ou une ferme, mais la vie sociale se jouait surtout au bourg et dans le cadre de la paroisse. Parmi les paroissiens, les habitants de la Proutière, des Landes sont cités comme ceux de la Brangerie, de la Bottellerie et de la Haie Pallet. Chacun était lié à sa paroisse quelle que soit la distance à parcourir... souvent à pied !

Des créations

En revanche Beausoleil, le Rubis, La Sablette, la Maison Neuve, la Moutonnière n'existaient pas encore. La Sablette est absente du cadastre de 1811; peut-être ce village a-t-il été créé sur les terres de la métairie de la Chausseterre ou de Lozangère ? Des habitants de Beausoleil sont recensés pour la première fois en 1886 ; peut-être ce village a-t-il été créé sur les terres de la métairie du Pin ? Des habitants du Rubis sont recensés pour la première fois en 1891 ; peut-être ce village a-t-il été créé sur les terres de la métairie du Boisrouaud ? Au XIXème siècle apparaissent les villages de la Moutonnière et de la Haute Fréchotière.

Hypothèses

Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ces créations de nouvelles unités d'habitat et de travail. Ces hypothèses sont plus complémentaires qu'exclusives.

1- Avec la révolution française, la noblesse terrienne avait perdu son pouvoir politique; au cours du siècle suivant elle va perdre une grande part de son pouvoir économique. Des grandes propriétés qui se caractérisaient par les métairies comme celles du Grand-Plessix, du Pin, du Bois-Rouaud, de la Haye Pallet, de la Gaudinière, de la Martinière, de Beauregard, de la Coudrière, de la Frechotière, de la Chausseterre, de Lozangère, de Chaintre, de Champoinet sont vendues et / ou démantelées au point que la noblesse terrienne n'aura quasiment plus d'influence à Mouzillon à partir du milieu du XXème siècle.

2- Après la révolution française, apparaît une catégorie de population « entreprenante » qui profite de l'affaiblissement de la noblesse terrienne, et plus précisément du démantèlement des grandes métairies et des ventes de ces espaces terriens à exploiter. Cette population dont l'action économique est mesurable va aussi jouer un rôle dans cette société. Leurs attitudes et leurs prises de positions vont peser sur la vie politique locale, sur la vie religieuse et sur la vie sociale.

3- A l'exploitation des grosses métairies était lié un mode de vie communautaire. La famille au sens large regroupait dans une même unité de vie plusieurs générations, fratries, cousins et domestiques.

L'exploitation de plus petites unités est adaptée à une forme familiale plus restreinte. La place de l'individu se développe et le mode communautaire se réduit. C'est ce modèle qui va l'emporter.

4- avec le XIXème siècle, la population rurale est croissante. La médecine a prolongé l'espérance de vie et réduit la mortalité infantile. La main-d'œuvre rurale est abondante. Les terres sont exploitées avec plus d'efficacité, plus de rationalité.

5- Au XVIIIème siècle le développement des vignes à complant sur des terres appartenant à de gros propriétaires marque une progression dans les cultures intensives et plus précisément dans le développement des surfaces plantées en vignes. Au XIXème siècle les exploitations plus petites sont bien adaptées à ces cultures intensives. Le phylloxéra provoquera une crise grave pour la viticulture, mais les plantations nouvelles qui seront réalisées après 1880 seront plus rationnelles, plus adaptées à la traction animale.

6- La mécanisation croissante transforme peu à peu la vie rurale :

les pressoirs longs-futs laissent la place au pressoir à clavette, puis aux verrins.

description La traction animale et la plantation des vignes en rang, avec un taillage sur la base de souches à 3 têtes en lignes vont réduire le travail manuel avec les bêches, les pics et les fourches.

Les faucheuses changeront les fenaisons et les moissons

les machines à vapeur entraînant les batteuses transformeront les fléaux en objets de musées.

7- Les moyens de communication se développent et modifient la vie quotidienne. Aussi est-il possible de penser que

la réalisation de la route Vallet Clisson a joué un rôle dans l'évolution de la commune ; cette nouvelle voie a été comme une sorte de déviation de la rue principale qui n'était plus adaptée à une circulation développée.

Les implantations de la Sablette, de la Haute Fréchotière et de la Moutonnerie sur la route du Pallet à Montfaucon n'est pas une localisation laissée au hasard .

De même, pour le village de Beausoleil sur la route du Pin à l'Audigère.