Sur les traces de ceux qui nous ont précédés

Les tisserands et les fileurs de laine

Période avant 1701

Les professions de « Tisserand » et de « Fileur de laine » était bien représentée à Mouzillon. De nombreuses références sont dans les registres :

Le 18/06/1668, lors d’un baptême, la marraine est Jeanne BRAUD, femme de Julien MENAGER tisserand ;

le 21/061668, Jean CORNU, demeurant à la Greuzardière est le père de l’enfant baptisé, est tisserand ;

le 20/08/1668, Guillaume LEFORT, tisserand, est le parrain de l’enfant ;

le 29/05/1669, Jean CORNU, tissier, est présent à la sépulture de Julienne MERCERON de la Greuzardière ;

le 08/06/1669, Antoine GOURBILLON, demeurant à Champoinet est le père de l’enfant baptisé, est tissier ;

le 20/07/1669, lors de la sépulture de René ARIAL de la Greuzardière, Jean CORNU, maître tissier est présent ;

le 29/10/1669, lors de la sépulture de Jacquette GERFAU, son père Jean GERFAU, tissier est présent.

le 11/12/1669, Sébastien LUNEAU, tissier, est le parrain de l’enfant ;

le 05/02/1670, lors du mariage de Pierre NICOLLE et de Michelle BAHUAUD, est présent : Jean GERFAU, beau-frère, tissier demeurant au Tertre ;

le 01/06/1671Julien BABONNEAU, tissier, est le parrain ; la marraine est l’épouse de Guillaume BABONNEAU qui est tissier ;

le 18/05/1675, Mathurin BREVET, tissier, est le père de l’enfant

Les « tissiers » ou « tisserands » sont donc bien présents à Mouzillon, particulièrement dans le secteur de la Greuzardière et de Champoinet.

période de 1713 à 1799

Pendant cette période des registres de la paroisse sont relativement silencieux sur les profession des paroissiens.

Les registres de l’impôt de « capitation » apporte quelques précisions :

Le document de 1718 ne précise pas les professions

Le document de 1740 : CAILLER, tisserand, 10 sols, René OSSAIN, tisserand, 30 sols

Le document de 1741 : René OSSAIN, tisserand, 1 livre et 15 sols

Le document de 1790: le tisserand du bourg, 5 sols

période de 1800 à 1912

Le cadastre de 1811 et la matrice de 1817 indiquent qu’il existait un toit à moutons à la Martinière. La laine était donc un produit local. Cependant, c’est la seul trace de l’élevage de mouton à cette époque.

Recensement de 1836

Jean Marie GAUBERT, 26 ans, est tisserand

Perrine BERRAS, Vve MARTIN, 41 ans, est fileuse au bourg,

Jeanne NOEL, Vve HONORE, 75 ans, est fileuse de laine,

Jean MARCHAIS, 43 ans, est tisserand ,

Jenne CHIRON, 68 ans, est fileur de laine,

Joseph MENEUX, (père) 50 ans, est tisserand

Joseph MENEUX (fils) 15 ans, est tisserand

Marie GIRAUD, Vve BRANCHU, 84 ans, est fileuse de laine

Françoise LUNEAU, 35 ans, est fileuse de laine

Marie DOURNEAU, 70 ans, est fileuse de laine

Jean BREMON , 32 ans, est tisserand

Marie PINEAU, Vve, 50 ans, est fileuse de laine,

Julien BOISSEAU , 38 ans, est tisserand

Olivier PERRAY, 25 ans, est ouvrier tisserand

Mathurine BOSSARD , 48 ans, est fileuse de laine

Les fileurs/fileuses de laine sont mentionnés dans ce recensement, alors qu’ils apparaissent peu dans les actes d’état civil. Les rouets ont disparu des maisons et des greniers.

Les actes d’état civil de mariage permettent de préciser l’importance de ces professions :

le 21/06/1857, Joseph MENEU, le père de la mariée, demeurant à la Basse Recivière, est tisserand

le 07/08/1858, Jean-Marie GAUBERT, le père du marié, demeurant au bourg, est tisserand,

le 15/06/1861, Jean-Marie GAUBERT, le père de la mariée, demeurant au bourg, est tisserand,

le 06/11/1865, Jean BRENON, le père de la mariée, demeurant à la Greuzardière est tisserand ;

le 13/02/1868, Jean GAUBERT, le père de la mariée , demeurant au bourg, est tisserand,

le 19/01/1869, le mariée est Auguste ROUSSELOT, demeurant au bourg,tisserand

le 20/11/1881, Joseph MENEUX, le père dela mariée, demeurant à la Haute Recivière, est tisserand.

Lors du recensement de 1921, ces professions semblent avoir disparues. En revanche, des agriculteurs on continué de cultiver du lin jusqu’en 1939.

Au final, sur trois siècles nous voyons s’étendre une branche professionnelle. Les traces d’enrichissement n’existent pas et le nombre de professionnels se réduit progressivement. Les techniques modernes ont eu raison de cette artisanat rural.